vestiaire afro – la volonté face à la réalité des prix

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Lors d’un échange avec une amie sur la nécessité de soutenir des marques de prêt-à-porter Black- owned, nous relevions un frein majeur du #supportblackbusiness la question du prix.

Soyons réaliste, à moins d’être une serial shoppeuse ou la reine du pétrole, on à tous un prix psycologique que ce soit pour l’achat d’un sac à main, d’une nouvelle robe, d’un t-shirt, d’une paire de jeans, de boucles d’oreilles, de chaussures… Au-delà de ce prix, on estime que l’article est hors budget et on opte souvent pour le meilleur rapport qualité prix.

Comparativement à certaines marques de prêt-à-porter ou d’accessoires, les prix affichés par les black brand sont parfois au-dessus du prix psychologique du consommateur standard. Et là, il s’agit bien d’une comparaison à qualité égale, je fais le choix d’occulter l’aspect positionnement marketing. En effet, certaines marques Black owned, font le choix de se positionner sur du haut de gamme, du luxe.

Des achats coup de cœur sont toutefois possible mais l’idée d’un vestiaire 100% afro est un objectif un peu ambitieux pour une personne qui a un budget vestimentaire que je qualifierai de « raisonnable ».

Loin d’être un reproche à l’égard des marques afro, ceci est un constat qui peut s’expliquer par une réalité économique simple. 

Face aux géants de la mode difficile de compétir

Dans l’industrie de la mode, les marques occidentales que nous consommons régulièrement bénéficient de ce que l’on appelle des économies d’échelle. 

Les quantités produites sont suffisamment importantes pour qu’il y’ai une baisse du coût unitaire de production.

De fait, les prix affichés par des marques comme Zara, H&M, Mango, Primark… peuvent être plus compétitifs. 

Il est alors difficile pour nos marques black-owned de proposer des prix jugés « abordables » pour nous les reines du shopping au mini budget. 

Néanmoins certaines marques comme Grass-fields affichent des prix assez similaires à ceux de sites de ventes en ligne comme asos par exemple.

La solution évidente pour pallier à ce manque de compétitivité serait de produire à plus grande échelle. Seulement il ne suffit pas juste de produire, il faudrait également écouler le stock. Pour cela, il faudrait que les consommateurs soient au rendez-vous de l’achat. Mais ceci demande un Shift dans les habitudes de consommation chez nous africains et afro-descendants auprès desquels il existe parfois un culte de la marque, du nom. Les marques occidentales bénéficiant d’une certaine notoriété sont jugées d’emblée meilleures et plus « in ».

La réalité c’est que tout le monde n’est pas forcément un  « vindicate » du support black business. Il faut même reconnaître que très peu d’africains ou d’Afro descendants accordent de l’importance à  cela. 

Peut être par simple ignorance de l’impact de ce que j’aime à appeler le « pouvoir économique » mais peut être aussi parce que nous négligeons la force de cette petite goutte d’eau dans l’océan. 

L’effort individuel compte et est le pendant de l’effort collectif.

Le changement est profond et la prise de conscience bien que lente est nécessaire. 

Il va s’en dire que le support black business n’est pas juste un slogan et que le consommateur s’attend aussi à de la qualité dans la marchandise ou le service acquis.

La faible qualité des prestations/marchandises, et un service client à la traîne sont parfois des reproches adressées à l’encontre des entreprises black owned.

Finalement le champ d’action est vaste et de nombreux progrès sont à faire tant au niveau des consommateurs que des entrepreneurs.

Mais le jeu en vaux largement la chandelle si on veut que l’Afrique, ses hommes et ses femmes puissent rayonner et avoir une place à la table des décisionnaires.

Publié par

Passionnée de lecture, d'écriture, de voyage et de communication. Mamzelle Lyvia est avant tout une femme qui aspire à devenir meilleure et qui se sert de sa plume pour partager, éduquer, et encourager. Ses sujets de prédilections gravites autour de l'épanouissement au féminin, de l'émergence de l'Afrique, de l'entreprenariat, et de l'éducation des jeunes.

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